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MEDECINE DE SPORT

Marche sportive : le MINPROFF mobilise près de 1000 personnes à Yaoundé

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L’activité s’est déroulée le samedi 28 février 2026 au boulevard du 20 Mai à Yaoundé en prélude à la célébration de la 41e journée internationale de la femme. Elle a été marquée par la présence du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, et du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique (MINJEC), Mounouna Foutsou, et surtout des responsables de l’UNFPA Cameroun.

L’effervescence était à son comble au cœur de la capitale politique camerounaise le samedi 28 février 2026. Le boulevard du 20 mai, point de départ et de chute de cette mobilisation d’envergure, s’est transformé en un immense forum de sensibilisation à ciel ouvert en prélude à la célébration de la 41<sup>e</sup> Journée internationale des droits de la femme (JIF). Sous la conduite du Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), et en présence du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique (MINJEC), Mounouna Foutsou, cette marche sportive a mobilisé près de 1000 personnes.

L’événement a vu la participation massive de personnels venant de plusieurs administrations de prestige, notamment la Primature, le Sénat, l’Assemblée nationale, ainsi que les ministères de la Défense, de la Santé publique et des Sports. Cette démonstration de force institutionnelle témoigne de l’importance transversale accordée aux droits de la femme au Cameroun, transformant une simple activité physique en un véritable acte de plaidoyer républicain à quelques jours de l’échéance du 8 mars.

Un parcours pour la forme et la cause

Dès les premières lueurs du jour, la marée humaine s’est ébranlée sur un itinéraire stratégique serpentant à travers les artères de Yaoundé : de la BEAC au carrefour Elig Essono, en passant par l’hôtel Grand Moulin, Etoa Meki, le rond-point Nlonkak, la Province et la Maison de la Radio, avant de revenir au boulevard via le carrefour Warda et le rond-point Hilton. Tout au long de ce périple urbain, des exercices physiques intenses, de la danse sportive et diverses animations culturelles ont rythmé la progression des marcheurs, créant une atmosphère de convivialité et de solidarité. Au-delà de l’endurance physique, cette marche était une plateforme essentielle pour sensibiliser les femmes à leurs droits fondamentaux, particulièrement dans le cadre de la lutte acharnée contre les violences basées sur le genre (VBG) et pour la promotion de l’autonomisation économique et sociale de la femme camerounaise. L’objectif était de lier la vigueur du corps à la force de l’esprit pour porter haut les revendications liées à l’égalité des chances. Cette activité a également permis de mettre en valeur les femmes souffant d’un handicap ainsi des courses sur fauteuil roulant ont été organisées. Les vainqueurs récompensés.

L’UNFPA en première ligne pour la santé reproductive

L’engagement technique et social a été porté par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), dont les responsables se sont déployés pour sensibiliser près de 800 femmes. Liliane Lune Zero, coordonnatrice VBG à l’UNFPA Cameroun, a rappelé avec force les enjeux de cette mobilisation : « La Journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars de chaque année pour amplifier le plaidoyer pour la protection des droits des femmes et des filles. « Au niveau de l’UNFPA, cette protection fait partie de nos priorités stratégiques et se trouve au centre de notre mandat », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que cet engagement repose sur trois résultats transformateurs : « Zéro personne insatisfaite en planning familial, zéro décès maternel évitable et zéro Violences Basées sur le Genre et les pratiques néfastes ». Pour la responsable, le déploiement d’une clinique mobile lors de cette marche est la preuve concrète de l’engagement de l’organisation dans la promotion des droits à la santé sexuelle et reproductive.

Sur le terrain, cette vision s’est traduite par une action de proximité menée par les volontaires. Ulrich Valdo Yonga, membre d’Afriyan Cameroun, a détaillé la teneur de leurs échanges avec les participantes : « Notre travail consistait à sensibiliser les jeunes femmes surtout sur les méthodes de planification familiale à travers notamment l’importance de l’usage des préservatifs pour espacer les naissances », a-t-il expliqué. Le volontaire s’est d’ailleurs réjoui de l’impact immédiat de cette démarche pédagogique, notant que les objectifs ont été pleinement atteints grâce à l’attitude des marcheuses : « Ces femmes étaient réceptives. Cela nous a facilité le travail », a-t-il conclu, soulignant ainsi l’efficacité de l’alliance entre le sport et l’éducation sanitaire.

Cap sur le 8 mars.

Cette célébration sportive marque le lancement officiel du compte à rebours vers le 8 mars, date internationale dédiée à l’amplification du plaidoyer pour la protection des droits des femmes. La mobilisation de ce 28 février démontre que le gouvernement camerounais et ses partenaires internationaux restent soudés derrière un idéal de progrès social. En investissant le boulevard du 20 Mai, le MINPROFF rappelle que la lutte pour l’égalité est un mouvement perpétuel qui nécessite à la fois une volonté politique forte et une implication citoyenne active.

Les endorphines libérées lors de cette marche servent de catalyseur à une détermination renouvelée pour faire de la 41ᵉ édition de la JIF un tournant décisif dans l’amélioration de la condition féminine au Cameroun. Les regards sont désormais tournés vers les prochaines étapes de cette semaine thématique, avec l’assurance que le message de santé, de sécurité et d’autonomie a été entendu par les milliers de cœurs qui ont battu à l’unisson dans les rues de Yaoundé.

Réaction

« La santé mentale de la femme doit avoir un regard particulier »

Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille

« Nous avons lancé nos activités à Nkoteng il y a quelques jours et elles se sont poursuivies ce 28 février à travers la marche sportive pour que les femmes se retrouvent ensemble. Nous sommes tous tétanisés par cette série de violences qui touchent les femmes au Cameroun. Le thème de cette année porte sur le droit, la justice et les actions pour toutes les femmes et les filles. Le président de la République a toujours parlé de ces violences comme des incivilités. Il les condamne. Et même dans sa profession de foi, il s’est engagé à défendre les femmes, les filles et les veuves en les sortant de la précarité. Les violences faites aux femmes créent beaucoup de mal dans nos familles et nos communautés. Cela signifie que la santé mentale de la femme doit avoir un regard particulier. Donc, nous interpellons tout un chacun pour qu’il joue son rôle pour protéger cette couche vulnérable de la société. En ce moment, nous sommes sur un projet de droit spécifique sur les violences basées sur le genre pour réduire voire éliminer ces violences sur les femmes et les jeunes filles. Nous travaillons en phase avec le ministère de la Justice et d’autres administrations. Nous sommes à un stade très avancé et nous espérons voir l’aboutissement de cette loi spécifique ». 

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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