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ASTUCE DE VIE

Parler en expulsant la salive : les conseils pratiques pour arrêter de postillonner

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Parler avec quelqu’un devient inconfortable quand chaque phrase s’accompagne de petites gouttes de salive. Le postillonnage est une réalité qui touche de nombreuses personnes au quotidien. Derrière ce comportement se cachent des causes bien réelles, mais aussi des solutions simples à appliquer au quotidien.

Dans la vie de tous les jours, beaucoup ont déjà vécu cette situation. Tu es posé en pleine conversation, et voilà que ton interlocuteur commence à t’arroser avec la salive sans même s’en rendre compte. « Façon ça m’énerve de causer avec ces personnes, et ce sont eux qui parlent encore beaucoup », témoigne Diana. Tu veux rester poli, mais au fond, tu recules doucement ou tu essuies discrètement ton visage. Certains vont même éviter de trop s’approcher ou disparaitre totalement pour échapper à ce moment gênant. Ce qui rend la situation encore plus délicate, c’est que les personnes concernées parlent souvent normalement, sans imaginer l’effet produit en face. Pour elles, tout va bien. Pourtant, pour celui qui reçoit les postillons, cela peut devenir irritant, voire dérangeant sur le plan de l’hygiène. Heureusement, ce phénomène n’est pas une fatalité. Avec quelques ajustements simples et des exercices adaptés, il est tout à fait possible de limiter, voire d’éviter ces désagréments.

Comprendre les postillons

D’après Aurélie, orthophoniste sur la page web Allo Ortho, les postillons sont de petites gouttes de salive qui sortent involontairement quand on parle. Cela arrive quand la salive est trop abondante ou quand on ne l’avale pas au bon moment. Elle explique que la bouche produit environ 1 litre de salive par jour, et qu’on avale cette salive automatiquement plusieurs milliers de fois. Ce mécanisme peut être perturbé. Par exemple, quand on parle vite ou longtemps, on oublie d’avaler. La salive reste alors dans la bouche et finit par être projetée en parlant. Le stress joue aussi beaucoup : il accélère la parole et bloque la déglutition normale. L’experte souligne également que certains sons comme « p, b, t et d » demandent une expulsion d’air vers l’avant. Si la salive est mal gérée, elle part avec l’air. Elle ajoute que la position de la langue est essentielle. Quand la langue pousse contre les dents au lieu de rester bien placée, la salive est mal contrôlée. C’est ce qu’on appelle une déglutition dysfonctionnelle.

Les conséquences dans la vie quotidienne

La salive contient des bactéries et parfois des virus. Quand quelqu’un parle en projetant des gouttelettes, ces microbes peuvent facilement atteindre la personne en face, surtout si la distance est courte. Cela peut favoriser la transmission de certaines maladies respiratoires. Par exemple, une personne enrhumée peut transmettre un simple rhume. Il y a aussi la grippe, qui se propage facilement par les gouttelettes de salive quand on parle, tousse ou éternue. Dans certains cas, cela peut aussi participer à la propagation d’infections comme les angines ou d’autres infections de la gorge. Même sans parler de maladie grave, recevoir des postillons peut créer un rejet. La personne en face peut reculer, éviter le contact ou écourter la discussion. À la longue, cela peut affecter les relations sociales, le travail ou la confiance en soi.

Les solutions concrètes pour limiter les postillons

Selon la spécialiste, parler lentement est essentiel, ceci en marquant des pauses. Ces pauses permettent d’avaler la salive naturellement. Penser consciemment à avaler sa salive de temps en temps, surtout pendant une longue discussion est conseillé. Elle insiste aussi sur l’articulation. Bien articuler oblige à ralentir et à mieux contrôler l’air qui sort de la bouche. Ouvrir la bouche correctement, former les mots clairement et éviter de parler dans la précipitation sont importants. Pour les sons comme « p, b, t, et d, Aurélie recommande de les prononcer doucement, sans pousser l’air avec force. Cela réduit directement les projections de salive. L’hydratation joue aussi un rôle clé. Boire suffisamment d’eau rend la salive fluide. Une salive fluide s’avale facilement. Par contre, quand l’on ne boit pas assez d’eau, la salive devient épaisse, colle dans la bouche et sort plus facilement quand tu parles. Elle conseille aussi de limiter le café et l’alcool qui assèchent la bouche. L’experte propose des exercices simples. Par exemple, s’entraîner devant un miroir pour observer comment la bouche bouge quand on parle. Répéter des phrases en exagérant l’articulation aide à mieux contrôler les lèvres et la langue. On peut aussi s’entraîner à garder la langue bien placée, sans la pousser contre les dents. Le stress doit être géré. Respirer profondément avant de parler, prendre son temps et rester calme permet de mieux contrôler la salive. Quand on est détendu, on avale plus naturellement. Si le problème persiste, l’orthophoniste recommande de consulter. Un orthophoniste peut proposer une rééducation pour corriger la position de la langue, améliorer la déglutition et renforcer les muscles de la bouche. Un dentiste peut aussi vérifier s’il y a un problème au niveau des dents ou de la mâchoire.

Postillonner ce n’est pas une honte ni une maladie grave. Avec un peu d’attention sur la manière de parler, elle se corrige petit à petit.

Marie Chantale FAIDA

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