À quelques jours du départ de la 31e édition de la Course de l’Espoir, la ville de Buéa se prépare à vibrer au rythme des pas de près de 600 athlètes. Au-delà du défi sportif sur le « Char des Dieux », cette année, l’accent est mis sur une couverture médicale sans précédent afin de garantir la sécurité des participants.
Le samedi 21 février 2026 marquera un nouveau chapitre dans l’histoire de la Course de l’Espoir au Cameroun. Au total, 594 athlètes, des catégories Senior, Junior et Vétéran, s’élanceront des contreforts de Buéa pour gravir le Mont Cameroun, culminant à 4 100 mètres. Cette année, l’événement revêt une dimension particulière, marquée par une vigilance extrême. Avant même de poser le pied sur la roche volcanique et d’attaquer les pentes abruptes du volcan, chaque concurrent, alpiniste chevronné ou novice, devra franchir un premier obstacle crucial : un examen médical complet. Cette phase éliminatoire, loin d’être une simple formalité administrative, constitue la pierre angulaire de la stratégie de sécurité mise en œuvre par les instances sportives pour cette édition anniversaire.
Le « contrôle final » : la santé avant la performance
Pour cette édition, la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FCA) n’a laissé aucune place à l’improvisation, faisant de la prévention sa priorité absolue. Selon les responsables de la commission médicale de la compétition : la sélection finale aura lieu à la clinique médicale. « Dès leur arrivée sur le site, les athlètes subiront des examens médicaux rigoureux et des contrôles antidopage. C’est à ce stade que sera effectué le contrôle final.» « Seuls les athlètes en condition physique irréprochable seront autorisés à participer à la course », lâche notre source.
Ce processus de sélection est crucial compte tenu des exigences physiques exceptionnelles de l’épreuve. Avec un dénivelé vertigineux, passant de 900 à plus de 4 100 mètres, et un parcours de 42 kilomètres traversant une jungle tropicale dense et des zones glaciales au sommet, les participants sont poussés à leurs limites, rendant potentiellement critique toute condition médicale préexistante ou faiblesse physique.
Une armée blanche sur les pentes du volcan
Pour intervenir en cas d’urgence et prévenir les accidents liés à l’hypoxie ou à l’épuisement, un important dispositif de secours a été déployé en étroite collaboration avec le Délégué régional de la santé pour le Sud-Ouest et l’infrastructure hospitalière de Buea. L’organisation logistique est impressionnante : une équipe multidisciplinaire comprenant des urgentistes, des infirmières spécialisées et des kinésithérapeutes est mobilisée en permanence pour couvrir chaque mètre de dénivelé. Plusieurs ambulances ultramodernes et entièrement équipées seront positionnées stratégiquement aux points critiques du parcours. En coordination avec les forces de défense, un réseau dense de points de contrôle sanitaire a été mis en place tout au long du parcours, créant un périmètre de sécurité sanitaire réactif capable d’intervenir en quelques minutes au moindre incident sur les sentiers escarpés du volcan. Un symbole de résilience
Après les victoires éclatantes d’Usheni Hassan (4 heures 40 minutes) et de Lisette Ngalim (5 heures 24 minutes) en 2025, la pression est forte sur les concurrentes qui rêvent d’inscrire leur nom au palmarès de cette course légendaire. Mais au-delà du chronomètre et de la quête de gloire, cette 31e édition confirme la résilience de la région du Sud-Ouest et son rayonnement international.
Il faut dire que la Course de l’Espoir demeure un lien sacré entre le sport, la culture et l’unité nationale, un événement où performance athlétique et fraternité se rencontrent. Tout est désormais prêt à Buea pour célébrer le dépassement de soi. L’équipe médicale est mobilisée, les athlètes sont prêts à s’élancer et le « Char des Dieux » attend ses nouveaux héros. La sécurité est déjà déployée sur le podium, garantissant une célébration sans faille.
Interview
« La commission médicale est parée pour relever le défi »

Rendu à quelques heures de la tenue de la 31ᵉ édition de la Course de l’espoir, quel est le point des préparatifs ?
Merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez à la mère de toutes les disciplines sportives. Merci pour l’accompagnement que vous faites au sein de la Fédération camerounaise d’Athlétisme pour que nous puissions mieux organiser ou mieux préparer cette 31ᵉ édition qui pointe à l’horizon. Je peux vous rassurer sans risque de me tromper que Buea, qui est la capitale régionale de la région du Sud-Ouest, va vibrer aux couleurs des différents athlètes qui viendront de part et d’autre tant sur le plan national que sur le plan international.
Comment s’est organisée la commission médicale de la compétition pour la circonstance ?
Je vous dirais plutôt que tout se profile très bien. Déjà, au niveau du comité local d’organisation, le ministre des Sports et de l’Éducation physique a acté certaines décisions : nous avons le délégué régional de la Santé pour le Sud qui est le président de la commission médicale, nous avons entre autres le corps national des sapeurs-pompiers, nous avons la direction de la Santé opérationnelle, nous avons l’hôpital régional du Sud-Ouest et nous avons tout l’ensemble du personnel des secouristes et du personnel des médecins de l’Ordre qui vont nous accompagner dans l’accomplissement de cette lourde tâche. Nous sommes sans ignorer que, sur le plan médical, l’édition précédente était certes un succès, mais on a connu une annonce qui était un peu, je peux dire, troublante concernant le premier qui était jugé dopé quelques mois plus tard.
C’est pourquoi, durant les réunions préparatoires, nous avons adopté les nouvelles procédures de l’AMA que j’ai nommée l’Agence mondiale d’antidopage, qui stipule que les athlètes devraient être au préalable informés sur la situation de la prise des médicaments, sur la situation des médicaments interdits et sur la situation du fait qu’à la veille ou avant quelques jours de la compétition, toute prise de médicaments doit être sous contrôle d’un médecin et en l’occurrence d’un médecin de sport. Pourquoi ? Parce qu’un médecin du sport a une brèche concernant la formation sur l’antidopage et qu’il maîtrise mieux avec les agents de Calus la liste des interdits. Pourquoi ? Parce qu’un athlète à la veille d’une compétition sous l’effet du stress et tout ce qui va avec peut se retrouver en train de prendre une substance dans le but de baisser ses céphalées et, en baissant ses céphalées, qu’il prenne peut-être des substances interdites, pas de façon consciente, mais s’il est testé à l’antidopage, cela se verra qu’il s’est dopé, il sera positif.
Mais est-ce que l’idée de base c’est qu’il voulait se doper ? Est-ce que l’idée de base c’est qu’il voulait tricher ? C’est pour ça que l’Agence mondiale antidopage a émis des nouvelles résolutions qui incluent la sensibilisation. C’est ce que nous avons fait durant toute la période de présélection dans toutes les différentes régions, notamment qui a été lancée à Foumbot, les différentes régions, nous avons sensibilisé tous ces athlètes sur ce plan. Maintenant, après avoir sensibilisé, on peut être sûr que s’il y a déraillement, on peut passer à la phase répressive. On peut sanctionner, pourquoi ? Parce que de base, nous avons donné les directives à ces athlètes sur comment ils devraient se comporter vis-à-vis des médicaments et vis-à-vis de toute forme de douleur ou de stress ou de tout ce qu’ils peuvent ressentir à la veille d’une compétition et sur comment ils devraient se comporter puisqu’on aura toute une panoplie de médecins, des médecins spécialisés, des professeurs et l’ensemble de tout le corps médical qui sera à leur écoute et précisément les médecins de sport.
Près de 600 athlètes sont attendus pour cet évènement. Quelles sont les principales étapes qu’ils doivent parcourir sur le plan médical avant de prendre part à la course ?
Près de 600 athlètes attendus, c’est vraiment important. Parce que parmi ces athlètes, on retrouve les participants venant des différents horizons. Alors, ceux qui devraient parcourir cette distance, on a mis sur pied des PMA. Ces derniers vont du premier au dernier refuge. Ces PMA seront jalonnés tour à tour par des secouristes, par des sapeurs-pompiers qui sont de base des secouristes et des militaires formés.
Mais de base, on a aussi un moyen logistique sophistiqué entouré de plusieurs ambulances. Les ambulances de la DSO seront là. Les ambulances de la délégation régionale de la Santé seront là. Les ambulances de l’hôpital régional de Buea seront là. Et je peux vous rassurer : que ce soit sur le plan logistique, que ce soit sur le plan matériel, que ce soit sur le plan des ressources humaines, le médical est plus que paré pour relever le défi afin que cette 31e édition connaisse un succès sans faille.
Quels sont vos objectifs au moment où l’on aborde cette 31ᵉ édition ?
Notre objectif principal au moment où nous abordons cette 31ᵉ édition, c’est de faire une course saine. « Let’s give peace a chance. It means » : nous pouvons donner une chance à la paix. La paix, c’est la paix intérieure. La paix, c’est le fait de savoir que mon concurrent qui a gagné a gagné de façon saine. Mon concurrent qui a gagné n’a pas triché. Mon concurrent qui a gagné a eu le même soutien que moi, mais juste qu’il a été un peu plus fort que moi. Mon concurrent qui a gagné a eu l’encadrement médical, ce qui lui a permis d’arriver au top sans souci, de redescendre, de franchir la ligne d’arrivée sans souci. Notre objectif, c’est que tous les 600 athlètes qui prendront le départ, qu’à l’arrivée nous puissions compter tous les 600 athlètes arrivés sans faille et que nous puissions avoir une compétition pleine de succès, sans incident ni inconvénients sur le plan sanitaire.
Peut-être un message à l’endroit du comité d’organisation et de la population de la ville de Buea qui attend cet évènement de souveraineté nationale…
Je profite de l’occasion non seulement pour remercier l’ensemble de l’équipe organisationnelle qui a à sa tête le ministre des Sports et de l’Éducation physique, qui est le principal représentant du chef de l’État ; le ministre de la Santé publique à travers le délégué régional de la Santé publique pour le Sud-Ouest, le ministre de la Défense à travers la Direction de la Santé opérationnelle et le secteur de la santé militaire pour la région du Sud-Ouest, et tout l’ensemble des personnels qui seront mobilisés pour l’occasion. Je suis sans risque de me tromper, la fête sera très belle et nous allons vivre des moments inédits à Buea.
C’est aussi l’occasion principale pour moi d’adresser mes sincères condoléances à la grande famille de la communauté d’athlétisme qui, en ce jour, pleure. Nous pleurons une maman, nous pleurons une grand-mère, nous pleurons une soeur, nous pleurons une amie qui a toujours été aux côtés de l’athlétisme pendant plusieurs années tant sur le plan du soutien que sur le plan présentiel, Madame Ada Antoinette qui n’est plus des nôtres de nos jours et que le Seigneur a bien voulu rappeler auprès de lui. Nous sommes convaincus que pour que son homme repose en paix, on fera tout sur le plan médical, que tout se passe sans faille et que cette gloire ou ce succès lui soit dédié. J’invite la population à venir massivement à Buea pour vivre en direct le beau spectacle que nous offrira la 31ᵉ édition de l’Ascension du mont Cameroun.













































































































































































































































































Comments are closed