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Crise humanitaire à l’Extrême-Nord : 256 personnes fuient les attaques des GANE vers Bourgué

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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à travers sa Matrice de suivi des déplacements, alerte sur la situation enregistrée entre le 8 et le 20 février 2026.

Depuis le 8 février 2026, de nouveaux mouvements de populations forcés secouent le département du Logone-et-Chari, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Au total, 256 individus appartenant à 51 ménages ont dû quitter leurs localités d’origine en raison des incursions répétées de groupes armés non étatiques. Ces déplacements se concentrent principalement vers la localité de Bourgué, dans l’arrondissement de Darak, qui constitue pour l’instant le seul point d’accueil identifié.

Les principales localités de provenance sont au nombre de quatre, parmi lesquelles le quartier Karama à Darak et plusieurs sites frontaliers ayant subi des attaques violentes. La répartition par genre révèle que 55 % des personnes déplacées sont des femmes et des filles, contre 45 % d’hommes et de garçons.

L’évolution des mouvements depuis 2022 montre une aggravation régulière de la crise. Les incidents se sont multipliés ces derniers mois, avec des pics particulièrement graves en 2023, 2025 et début 2026. Les attaques récentes ont entraîné des pertes en vies humaines, des enlèvements, des blessés, des pillages massifs et des incendies touchant aussi bien des habitations privées que des institutions publiques et des postes de sécurité.

Les besoins prioritaires exprimés par les populations déplacées restent les mêmes depuis plusieurs années : assurer la sécurité physique et alimentaire, trouver un abri décent, accéder à l’eau potable, aux installations d’hygiène et d’assainissement, bénéficier d’une protection renforcée, notamment contre les violences basées sur le genre, et recevoir des soins de santé ainsi qu’un appui psychosocial.

Chiffres clés du dernier suivi OIM (19-20 février 2026)

Parmi ces personnes déplacées, 55 % sont des femmes et des filles, tandis que 45 % sont des hommes et des garçons. Ces mouvements proviennent principalement de quatre localités d’origine, et les populations se dirigent vers une seule localité d’accueil identifiée pour le moment : Bourgué. Les déplacements ont débuté le 8 février 2026, en réaction aux incursions répétées de groupes armés non étatiques dans la zone. Le besoin prioritaire exprimé par les déplacés reste la sécurité physique et alimentaire, désignée sous le terme « Vivre ». Viennent ensuite les besoins urgents en abri et biens non alimentaires, en eau, hygiène et assainissement, en protection (notamment contre les violences basées sur le genre) ainsi qu’en soins de santé et appui psychosocial.

Face à cette nouvelle vague de déplacements, l’OIM et ses partenaires humanitaires appellent à une mobilisation rapide et coordonnée. Dans une région déjà lourdement affectée par l’insécurité chronique, les effets du changement climatique et la précarité structurelle, chaque jour compte pour éviter que la situation ne bascule dans une crise humanitaire de plus grande ampleur.

Les autorités camerounaises, en lien avec les organisations humanitaires présentes sur le terrain, poursuivent l’évaluation des besoins et le déploiement d’une assistance d’urgence adaptée aux réalités de ces populations vulnérables.

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MIREILLE SIAPJE

Rédacteur en Chef

Journaliste multimédia, rédactrice en chef du groupe de presse Échos Santé. Spécialisée en santé publique, droits humains et environnement. S’exprime en français et en anglais. Lauréate du Prix Médiation Press Trophies 2014 et du Prix Michel Sidibé 2024.

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