À Garoua comme dans plusieurs villes du Cameroun, les « nettoyeurs d’ongles » sont devenus des acteurs familiers du paysage urbain. Derrière leur service rapide se cache un risque de transmission de maladies infectieuses.
Dans les marchés, aux carrefours, devant les débits de boissons ou dans d’autres lieux très fréquentés de la ville de Garoua, ils sont désormais omniprésents. Les « nettoyeurs d’ongles », comme les appellent les habitants, proposent leurs services à la demande. Armés de ciseaux, de lames métalliques, de coupe-ongles et d’autres objets tranchants, ils offrent un nettoyage rapide des mains et des pieds pour un 100 f.
Pour 50 f par membre, le client repart avec des ongles coupés et nettoyés. Avec 200 f, les deux mains et les deux pieds sont entièrement pris en charge. Un tarif accessible qui explique en partie le succès grandissant de cette activité.
« Je les appelle parce qu’ils nettoient bien et c’est à moindre coût », explique Ibrahim Modeste, habitué du service. Un autre client rencontré dans un marché de la ville confirme cette popularité : « Je suis déjà habitué. » À première vue, le résultat est satisfaisant. Les ongles sont propres, le travail est exécuté avec dextérité et en quelques minutes seulement. Mais derrière cette prestation appréciée par de nombreux usagers, les dangers bien réels.
Le principal problème réside dans l’état du matériel utilisé. Dans la plupart des cas, les instruments passent d’un client à un autre sans véritable procédure de désinfection ou de stérilisation. Exposés en permanence à l’air libre, transportés à longueur de journée dans les rues et manipulés successivement sur plusieurs personnes, ces outils peuvent devenir des vecteurs de transmission de microbes.
« J’ai déjà vu un nettoyeur qui n’a pas du tout désinfecté son matériel. J’ai eu froid
dans le dos. Et s’il blessait la personne avec toutes les maladies virales et bactériennes que nous avons là dehors ? », s’indigne Ousmaila Nassourou, commerçant au marché de Garoua. La procédure observée sur le terrain est souvent la même. Le client présente ses pieds ou ses mains. Les ongles sont humidifiés avant d’être coupés ou grattés à l’aide d’instruments métalliques. À la fin du travail, une petite quantité d’un liquide ressemblant à de l’alcool est parfois appliquée. Puis le matériel est immédiatement réutilisé sur le client suivant.
Le risque devient particulièrement important lorsqu’une coupure ou une micro-blessure survient au cours du nettoyage. Même minime, une plaie constitue une porte d’entrée pour les agents infectieux. Les maladies transmissibles par le sang figurent parmi les principales préoccupations.
L’hépatite B et l’hépatite C comptent parmi les infections les plus redoutées dans ce contexte. Ces maladies virales peuvent être transmises par des instruments contaminés ayant été en contact avec du sang infecté. Souvent silencieuses pendant plusieurs années, elles peuvent provoquer de graves atteintes du foie.
Le tétanos représente également un danger. Cette maladie, causée par une bactérie présente dans l’environnement, peut pénétrer dans l’organisme à travers une blessure. Sans vaccination adéquate, les conséquences peuvent être très graves. À cela s’ajoutent les infections bactériennes locales, les mycoses, les abcès, les inflammations du pourtour des ongles et d’autres complications dermatologiques. Une simple séance de nettoyage peut alors se transformer en problème médical nécessitant une consultation et parfois un traitement prolongé.
Réaction
« Le matériel doit être stérilisé avant l’utilisation et bien nettoyé après l’utilisation également »

Le nettoyage d’ongles est un emploi qui sévit ici dans notre contexte, qui est même souvent considéré comme un luxe pour les bénéficiaires, je dirais ; mais qui entraine aussi plusieurs risques, surtout le risque infectieux lié à l’utilisation de matériel non recommandé ou mal désinfecté. Donc, parmi ces risques, nous pouvons avoir la transmission d’infections bactériennes, donc les bactéries et les champignons qui peuvent se transmettre à travers les ongles. Nous avons également la transmission de virus par du matériel qui est contaminé en cas de coupure. En cas de blessure, nous pouvons avoir des infections virales telles que l’hépatite B, l’hépatite C, et souvent, rarement, le VIH également. Comme risque, nous pouvons aussi avoir les blessures, les coupures et les saignements qui peuvent être de grande abondance et autres. Parmi les infections, nous pouvons aussi avoir des réactions allergiques même à certains produits ou instruments qu’on utilise d’un individu à un autre. Nous savons que les réactions allergiques ne sont pas vraiment connues. Ce sont les réactions qui se manifestent d’un individu à un autre et d’une manière différente. Donc, je dirais que le professionnel du nettoyage doit prendre certaines dispositions pour ne pas poser de dommages de santé aux individus surtout l’hygiène. Il doit respecter les règles d’asepsie dont l’hygiène du matériel qu’ils utilisent surtout. Les matériels doivent être stérilisés normalement à la limite de désinfecter le matériel après chaque usage. Ils doivent désinfecter leur matériel en utilisant les produits désinfectants et autres. Le matériel doit être stérilisé avant l’utilisation et bien nettoyé après l’utilisation également. Ils doivent savoir comment utiliser la solution de décontamination et puis renouveler la solution de décontamination après certains usages. Cela permettrait d’éviter les dommages de santé des individus.













































































































































































































































































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