Le 27 août 2026, l’Ordre des professions médico-sanitaires a officialisé sa plateforme digitale. Fruit de 6 mois de travail, cet outil modernise les démarches, renforce la proximité avec les usagers et offre un moyen efficace pour lutter contre l’exercice illégal de la profession au Cameroun.
Les membres du bureau national de l’OPMS en pleine discussion lors de la réunion.
Le Bureau national de l’Ordre des professions médico-sanitaires (OPMS) s’est réuni le jeudi 27 août 2026 à Yaoundé. Au cœur des échanges figure la livraison de la plateforme numérique de l’institution, une avancée destinée à moderniser les services et à renforcer le contrôle de l’exercice professionnel. Face à l’accroissement des effectifs et aux lenteurs administratives, l’OPMS franchit le cap du numérique. Fruit de cinq à six mois de développement, cette plateforme interactive garantit une prise en charge rapide des procédures.
Proximité et simplification administrative selon Nelson Noucha
Ce nouvel outil répond au rallongement des délais de traitement des dossiers. Nelson Noucha, agent administratif au Bureau national de l’OPMS, explique que « l’OPMS a mis sur pied une plateforme digitale pour, non seulement, permettre aux usagers de se rapprocher de l’OPMS, mais aussi de pouvoir faire leurs procédures en toute simplicité. Il suffit juste de se connecter à la plateforme, de rentrer ses données et de choisir l’opération qu’on veut faire, que ça peut être une inscription, une correction de nom sur les attestations, ou alors une demande de duplicata au cas où on a perdu son document de l’Ordre ». Outre la production de statistiques mensuelles fiables, l’outil renforce la proximité. Nelson Noucha précise qu’« il y a un accès messagerie pour l’usager, où il peut communiquer directement avec un membre permanent du Bureau national de l’Ordre. Il lui suffit d’envoyer un message, automatiquement il va recevoir une réponse, bien sûr, répondre à toutes ses réclamations ».

Contrôle et lutte contre l’exercice illégal : la vision de Moussa Hamadou Satou
Pour le président de l’OPMS, Moussa Hamadou Satou, l’aboutissement de ce projet est essentiel. « À l’issue de cette réunion, il faut dire que le premier élément à retenir, c’est la livraison du projet sur la digitalisation de l’OPMS. Nous avons réfléchi longtemps sur ce projet. Aujourd’hui, il est arrivé à son terme. Et dès cet instant, les professionnels médicaux sanitaires peuvent déjà soumettre leurs dossiers d’inscription en ligne », déclare-t-il. Il indique qu’une phase pilote d’un à deux mois sera conduite dans le Littoral avant le déploiement national. Cette transition numérique vise aussi à lutter contre l’exercice illégal des professions d’infirmier, de sage-femme et de technicien médico-sanitaire. Alors qu’un communiqué va inviter les praticiens à se mettre en règle, Moussa Hamadou Satou souligne les enjeux de traçabilité : « Aujourd’hui, nous avons un fil actif d’environ 40 000 professionnels médicaux sanitaires, mais nous ne sommes pas en mesure de vous dire où se trouvent ces 40 000. Mais avec le temps, avec le projet de digitalisation qui vient de voir le jour, dans les années à venir, on pourra exactement vous dire qui est inscrit à l’Ordre et où est-ce qu’il exerce ».
Un plan triennal qui se poursuit dans le recueillement
Cette étape concrétise le plan triennal du bureau exécutif, après un premier semestre marqué par des descentes sur le terrain et la participation aux instances nationales et internationales. Ce tournant s’opère dans le deuil suite à la disparition du président émérite de l’OPMS, deuxième président de l’histoire de l’Ordre et rédacteur de ses textes fondateurs. En finalisant cette digitalisation, le Bureau national rend un hommage à ce pionnier tout en inscrivant la profession dans la modernité.












































































































































































































































































