La comparaison des données issues des deux dernières décennies permet d’établir une certaine progression des indicateurs. Il ressort de ces indicateurs que la Camwater est passée de 99 à 116 centres équipés sur les 213 qui lui ont été concédé. De plus, elle dispose désormais d’une capacité installée de 82 4484m3/ jour, soit une progression d’environ 46%.
La capacité totale de stockage quant à elle est passée de 201698m3 en 1998 à 268532m3 en décembre 2020. La Longueur du réseau est désormais de 7372 km, pour un taux d’accroissement de 51% et le nombre total d’abonnés atteint 476181 soit une progression de plus de 50% en vingt-deux ans. Le rendement de production de production qui demeure dans de bonnes proportions est passé de 90% en 1998 à 93,5% en décembre 2020. Ce que dans le périmètre urbain et périurbain concédé à la Camwater, plusieurs projets ont été réalisés, notamment dans les grandes métropoles et centres secondaires.
Ainsi, en vue de l’amélioration de la desserte en eau portable dans la ville de Douala, il a été question de : la construction de la station de production de Yato 2, avec une production supplémentaire de 100 000 m3/jour, mise en exploitation le 26 novembre 2014 ; la mise en service de la canalisation de transport d’eau traité reliant Yato 2 à Deïdo et du tuyau sur le fleuve Wouri, qui a permis me transit de la production de Yato vers la ville, la construction de trois nouveaux châteaux (Logbessou 3000m3 , Nyalla 3000m3 , Koumassi 1000m3) améliorant ainsi la qualité de service des zones desservis.
La construction de plus de 40 000 mètres linéaires de canalisation, la construction de 11 forages d’exploitation, dont la production cumulée permet d’injecter dans le réseau 30000 m3 /jour. Pour la ville de Yaoundé, l’essentiel des travaux de renforcement des travaux de renforcement de la desserte en eau concernait : l’extension de la capacité de production de la station d’Akomnyada, de 85000 m3 /jour supplémentaires soit une augmentation de 70% ; la réalisation de la station de la Mefou d’une capacité de 50 000m3 /jour ; la construction du réseau de distribution de la ville de Yaoundé sur un linéaire de 120400 mètres.
Lesdits travaux ont permis de réduire considérablement le déficit d’approvisionnement en eau potable de la ville de Yaoundé et afin de résorber définitivement à l’horizon 2035, le gouvernement a mis en place le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir su fleuve à partir du fleuve Sanaga (PAYPYS) dont les travaux sont actuellement en cours. Ce projet, qui affiche actuellement un taux d’exécution global de 75% et dont l’achèvement des travaux est prévu pour fin 2022 apportera une production supplémentaire de 300 000 à 400 000 m3/ jour l’alimentation de la ville de Yaoundé et ses environs (Batchenga, Obala, Nkometou, Soa, Ntui…). Au Cameroun, l’approvisionnement en eau potable des populations est assuré à travers des ouvrages de production et des systèmes de distribution qui peuvent varier suivant la zone couverte.
Les problèmes se posent donc différemment, selon que l’on se trouve en milieu urbain et périurbain ou en zone rurale. Le milieu urbain et péri-urbain est constitué de 213 centres confiés à la Camwater par un contrat qui la lie à l’Etat du Cameroun. A ce jour, elle gère 116 centres équipés et fonctionnels, 98 stations de traitement et 32 stations de reprise.
Elle dispose d’une capacité installée de 824484m3/ jour, d’une capacité totale de stockage de 268532 m3 et affiche est de 7372 km et le nombre total d’abonnés atteint 474181. En milieu urbain, l’accroissement continu des populations entraine, du même coup irréversiblement l’accroissement des besoins en eau. Malheureusement le rythme des investissements ne suit pas toujours cette tendance du fait des ressources limitées.
Actuellement, Camwater fait face à des problèmes d’ordre structurel, techniques et financier qui affectent la qualité du service. Au plan structurel, il convient de noter qu’en milieu urbain, l’offre reste inférieure à la demande, avec un taux de couverture nationale d’environ 55% et un taux de desserte qui oscille autour de 45%. Ces chiffres traduisent à suffisance, un besoin significatif en infrastructures de production et de distribution de l’eau portable.
E.S.N












































































































































































































































































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